chat noir Paris

Bagoo, gros chat noir sans dieu ni maître

bagoo-sans-dieu-ni-maitre.jpgBagoo, un énorme chat noir, s'est installé sur les genoux de Nadine Lagrange. La présidente du Comité du chat libre de Saint-Ambroise (11e) esquisse un sourire : « Je suis la seule à pouvoir le caresser. » Bagoo mène sa vie comme il l'entend et n'a d'affection à rendre à personne. C'est un chat libre. Comme plusieurs centaines de félins dans la capitale, il n'a pas de maître. « Beaucoup de ces chats ont été abandonnés », explique Nadine Lagrange. « Les particuliers ont du mal à les stériliser, ils se retrouvent avec des portées et les abandonnent dans les parcs et jardins. » Les chats se retrouvent dans les cimetières, les cours d'immeubles végétalisées, les squares, certains hangars. Au Père-Lachaise, ils seraient environ quatre-vingts. « Les chats vivent très peu dans les rues, car ils se font écraser », souligne Nadine Lagrange.
Depuis 1999, les chats errants ne sont plus systématiquement conduits à la fourrière. Ils peuvent acquérir le statut de « chat libre ». Légalement, le dossier dépend de la préfecture de police, mais en pratique, leur responsabilité incombe à des associations. « Elles ont un rôle indéniable dans la régulation de la population de chats », commente-on à la Ville de Paris. Parfois, des habitants s'en occupent. Mais un chat coûte cher. Pour chaque animal, la visite initiale chez le vétérinaire représente 150 €. La Ville verse quelques subventions. Nadine Lagrange, elle, met de sa poche et compte sur les amoureux des chats. Quand à Bagoo, insouciant, il se régale de sa pâtée.

C.F/20 minutes.fr

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