Le succés aidant, Rodolphe Salis transféra le Chat Noir dans un autre lieu de Monmartre, un immeuble de trois étages rue de Laval (aujourd'hui rue Victor-Massé).Le Chat Noir rue Victor MasséLe décor était tout  à la gloire du célèbre félin. Outre la Vierge au chat de Willette, on pouvait admirer une ahurissante cheminée de Grasset, dont les colonnes byzantines supportaient deux chats, flanqués de la devise " Montjoye Montmartre ", et qui étaient eux-mêmes surveillés par deux autres matous en équilibre sur des missels ! Un trumeau montrait aussi le chat noir effrayant une oie blanche : il s'agissait de moquer le public bourgeois, effaré par l'esprit montmartrois, " chatnoiresque ", pour reprendre l'expression en vogue à l'époque. Dans les différentes salles, Salis fit réaliser des décors pseudo-historiques, sous l'égide d'illustrateurs tels que Henri Rivière et Caran d'Ache. Il créa également, avec l'aide d'Henri Rivière, un théâtre d'ombres en couleurs sur lequel furent donnés de véritables petits chefs d'œuvres.

 Les amateurs se pressaient pour entendre les chansonniers, assister aux spectacles d'ombres chinoises, rencontrer les artistes et écrivains présents, dans une atmosphère haute en couleurs.

Il y eut des tournées du Chat Noir  à travers la France (immortalisées par l'affiche de Steinlen) 

La gloire du Chat Noir perdura jusqu'en 1898. Mais la fascination pour Montmartre touchait à sa fin. Le cabaret ferma définitivement ses portes. Rodolphe Salis avait en tout cas tordu le cou à la vieille peur médiévale du chat noir, qui symbolisa dès lors l'esprit, l'intelligence et l'humour satirique. Les chats noirs avaient bien besoin de cette réhabilitation !

Affiche Steinlen-vente Chat Noir

Chats Panthere de la toile Votez pour mon site Referencement